Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Liénard Joilan, fondateur d’ARIES Conseil et guide en stratégie de marque. J’ai travaillé pendant plus de vingt ans dans la communication, d’abord comme créatif, puis comme dirigeant de ma propre agence pendant près de dix ans. J’ai accompagné de grandes marques, des institutions, mais aussi de nombreuses PME dans la construction de leur identité et de leur communication. Aujourd’hui, je mets cette double expérience de communicant et de dirigeant au service des chefs d’entreprise qui veulent faire de leur communication un véritable levier de développement.
Comment est née l’aventure Aries Conseil ?
ARIES Conseil est né d’un constat simple : beaucoup de petites entreprises ont une véritable valeur, un excellent savoir-faire et des clients satisfaits, mais restent peu visibles, parfois même presque invisibles sur leur marché.
Elles doivent constamment expliquer ce qu’elles font, rappeler leur différence et convaincre à nouveau leurs prospects de leur légitimité.
Or, une entreprise ne devrait pas avoir à recommencer son argumentaire commercial à zéro à chaque rencontre. Sa marque doit progressivement parler pour elle, créer de la confiance et faciliter le développement commercial.
Après avoir dirigé une agence pendant près de dix ans, j’ai souhaité revenir au cœur de ce qui m’anime : aider les dirigeants à prendre de la hauteur sur leur entreprise, clarifier ce qu’elle représente et construire une marque capable de soutenir leur développement.
Selon vous, quelles sont les erreurs de communication que les entreprises commettent le plus souvent ?
La première erreur consiste à communiquer sans savoir précisément ce que l’on veut construire. On publie sur les réseaux sociaux, on refait son site Internet, on crée une plaquette ou une nouvelle identité visuelle, mais sans avoir clairement défini ce que l’entreprise veut incarner, à qui elle s’adresse et pourquoi elle devrait être choisie plutôt qu’une autre.
La deuxième erreur est de considérer la communication comme une fonction support supplémentaire à gérer, au même titre que l’administratif ou la comptabilité. Pour un dirigeant de TPE, déjà au four et au moulin, cela finit souvent par devenir une contrainte de plus : il faut trouver des idées, publier, alimenter les réseaux et produire des contenus, sans savoir précisément ce que cela apporte à l’entreprise.
La communication ne doit pas être une charge opérationnelle supplémentaire. Elle doit devenir un allié du dirigeant, capable de renforcer la notoriété, la crédibilité, la prospection et le développement commercial.
Pourquoi une stratégie de communication est-elle devenue indispensable, même pour une TPE ou une PME ?
Parce qu’aujourd’hui, la qualité d’un produit ou d’un service ne suffit plus toujours à faire la différence. Les clients comparent, recherchent des informations, consultent les avis, observent les réseaux sociaux et se forgent une opinion avant même de prendre contact avec l’entreprise. Une TPE peut donc être excellente dans son métier et rester malgré tout invisible face à un concurrent qui communique mieux.
Mais avant même de parler de stratégie de communication, il faut parler de stratégie de marque. Il faut définir ce que l’entreprise est, ce qu’elle apporte, à qui elle s’adresse, ce qui la rend différente et surtout pourquoi elle existe au-delà de la simple vente de ses produits ou de ses services. Une fois ce socle posé, la communication devient plus cohérente, plus distinctive et beaucoup plus efficace.
L’objectif n’est plus simplement de communiquer pour tenter d’émerger. Il est de communiquer pour construire progressivement une marque de référence sur son marché.
Comment accompagnez-vous vos clients pour leur permettre de gagner en visibilité et en crédibilité ?
Je commence souvent par poser une question simple au dirigeant :
« Êtes-vous capable d’expliquer en une phrase ce que fait votre entreprise et ce qui la rend unique ? »
En apparence, la question paraît facile. Pourtant, beaucoup de dirigeants ont du mal à y répondre clairement. Ils connaissent parfaitement leur métier, mais leur discours reste souvent trop technique, trop large ou trop proche de celui de leurs concurrents.
C’est là que commence mon accompagnement. Avant de parler de site Internet, de réseaux sociaux ou de contenus, nous travaillons sur le fond : qui sommes-nous, que proposons-nous, à qui, comment et surtout pourquoi ? Ce travail permet ensuite de construire une stratégie de communication réellement alignée avec l’entreprise. Nous identifions les messages à porter, les sujets sur lesquels prendre la parole, les bons canaux et les actions prioritaires.
Selon les besoins, je peux ensuite accompagner le dirigeant dans la mise en œuvre, piloter ses partenaires ou intervenir comme un véritable bras droit externalisé sur les sujets de marque et de communication. L’objectif n’est pas de produire davantage de communication, mais d’aider chaque entreprise à devenir une marque de référence sur son marché.
Qu’est-ce qui distingue votre approche de celle d’une agence de communication traditionnelle ?
Une agence intervient souvent à partir d’une demande formulée par le client : créer un site Internet, gérer les réseaux sociaux, réaliser une campagne ou refaire une identité visuelle.
Mon rôle commence généralement en amont de cette demande. Je challenge le besoin, j’aide le dirigeant à prendre de la hauteur et je vérifie que l’action envisagée répond réellement à un enjeu de développement.
Je ne fais pas de la communication pour faire de la communication. Je cherche à comprendre ce qu’elle doit changer concrètement pour l’entreprise : gagner en visibilité, faciliter la prospection, renforcer la confiance, attirer des talents, soutenir une nouvelle offre ou mieux se différencier.
Ma différence tient également à mon parcours. Je ne regarde pas uniquement l’entreprise avec les yeux d’un communicant. Je la regarde aussi avec ceux d’un ancien dirigeant.
Je connais les contraintes de temps, de trésorerie, de développement commercial, de recrutement et de charge opérationnelle auxquelles sont confrontés les chefs d’entreprise. Mes recommandations doivent donc être ambitieuses, mais aussi réalistes et directement activables.
Avez-vous un projet ou une réussite qui illustre particulièrement votre savoir-faire ?
Je pourrais citer les entreprises ou institutions reconnues que j’ai accompagnées. Mais ma principale réussite se mesure autrement : dans la confiance et la satisfaction de mes clients.
Récemment, la fédération des offices de tourisme de Savoie m’a contacté pour les accompagner sur un sujet de marque employeur. Être sollicité par une organisation située dans une autre région, sans démarche commerciale directe de ma part, montre que la qualité de mon accompagnement et les recommandations de mes clients dépassent aujourd’hui mon réseau local.
C’est cette reconnaissance qui compte le plus pour moi : lorsqu’un client parle de mon accompagnement, me recommande et donne envie à d’autres organisations de faire appel à moi.
Quels sont les grands enjeux de la communication pour les entreprises en 2026 (IA, réseaux sociaux, marque employeur, etc.) ?
Le premier enjeu est l’attention. Les entreprises produisent de plus en plus de contenus, mais leurs publics disposent de moins en moins de temps pour les regarder.
Publier davantage ne suffit donc plus. Il faut être identifiable, cohérent et capable de porter un point de vue.
L’autre enjeu est celui de l’intelligence artificielle qui permet aujourd’hui de produire plus vite des textes, des images ou des vidéos. Mais elle augmente également le risque de voir apparaître des communications uniformes, impersonnelles et interchangeables.
Plus les outils se démocratisent, plus la singularité de la marque, la vision du dirigeant et l’authenticité deviennent importantes.
Enfin, les dirigeants doivent davantage incarner la communication de leur entreprise à travers leur propre personal branding, autrement dit leur manière de prendre la parole et de rendre visibles leur vision, leurs convictions et leur personnalité.
Le dirigeant ne doit donc plus rester complètement en retrait. En prenant la parole de manière juste et cohérente, il humanise son entreprise, crée de la confiance et rend sa marque plus identifiable.
Pourquoi avoir choisi de rejoindre l’ATP Rives de Meurthe ?
J’ai choisi de rejoindre l’ATP Rives de Meurthe pour sa proximité géographique, mais aussi parce que j’aime particulièrement ce quartier. C’est probablement mon coin préféré de Nancy.
Je souhaitais également rencontrer les professionnels et les entreprises qui participent à la vie économique du secteur.
« Je crois beaucoup à la force des réseaux locaux, à condition qu’ils favorisent les rencontres, le partage d’expériences et la création de liens durables. »
En tant qu’entrepreneur installé à proximité, il me paraissait naturel de mieux connaître cet écosystème et d’y apporter également mon expérience de la marque, de la communication et de l’entrepreneuriat.
Quel conseil donneriez-vous à un dirigeant qui souhaite améliorer sa communication, mais ne sait pas par où commencer ?
Je lui dirai que je me tiens disponible pour lui.
Je propose une heure de consultation offerte pour l’aider à prendre du recul sur sa communication, identifier ce qui manque aujourd’hui et définir ses priorités.
L’objectif est d’abord de comprendre son entreprise, ses ambitions et les difficultés qu’il rencontre afin de déterminer comment sa communication peut réellement devenir un levier de développement.
En une heure, nous pouvons déjà faire émerger des pistes concrètes et poser un premier cap.
Une citation, une devise ou un principe guide-t-il votre manière de travailler ?
« Elle a tout d’une grande. » Ce célèbre slogan publicitaire résume assez bien ma conviction.
Une TPE n’a pas vocation à rester une entreprise parmi d’autres. Elle peut devenir une marque de référence sur son marché.
La différence entre une grande marque et une petite entreprise ne repose pas uniquement sur une question de budget ou de moyens. Les grandes entreprises ont surtout compris qu’elles étaient des marques. Elles savent ce qu’elles représentent, la place qu’elles veulent occuper et la perception qu’elles souhaitent construire.
Ma mission consiste à permettre aux TPE et aux PME de mener cette même réflexion, à leur échelle, avec leurs moyens et au service de leurs ambitions.
« Les TPE et PME, elles aussi, peuvent avoir tout d’une grande. »



